ARTICLE DU 22 MARS 2023 PAR SNEAD.COM

Écoles d’art et design [toujours] en lutte  

Au lendemain de la mobilisation des écoles d’art et design le 13 mars, l’inter-organisations Écoles d’art et design en lutte saluait une mobilisation inédite et appelait à ce qu’elle ne faiblisse pas, dans l’attente d’engagements réels de l’État pour la pérennité des écoles.

De fait, ce sont actuellement plus de 20 écoles qui sont bloquées ou occupées par les étudiant·es et personnels, de façon continue ou ponctuelle, pour défendre à la fois le service public de l’enseignement supérieur en art et design, et les retraites une énième fois mises à mal par une réforme autoritaire. Au fondement de toutes les revendications se trouve un même engagement contre le désinvestissement de l’État, contre la mise à mal de nos vies par le capitalisme, et pour un monde meilleur et émancipateur.

Ainsi que l’énonce le communiqué de l’occupation de l’école des beaux arts de TALM-Angers en reprenant les revendications d’Écoles d’art et design en lutte :


• Nous demandons une « dotation budgétaire immédiate » de l’état pour les écoles d’art qui souffrent de la crise, ainsi qu’un « ré-engagement financier majeur de l’État » pour compenser notamment le dégel du point d’indice de la fonction publique ainsi que pour la réfection des bâtiments souvent en grave état de délabrement. 


• Nous demandons une « égalité de traitement entre les étudiant·es relevant du Ministère de la Culture et celleux relevant de l’Enseignement supérieur »


• Nous exigeons une « Révision du statut des EPCC pour une meilleure représentation des personnels et étudiant·es au sein des instances et la nécessité que ces instances soient décisionnaires, afin d’enrayer des logiques de management et de direction trop centralisées et autoritaires »


• Nous demandons la « revalorisation des statuts de l’ensemble des personnels » 


• Nous exigeons « que le Ministère de la Culture réaffirme l’importance du maillage territorial des écoles publiques d’enseignement supérieur artistique, et s’engage à en préserver a minima la configuration actuelle, en veillant à ce que l’ensemble des écoles soient dotées de budgets équitables »


• Nous exigeons « la mise en oeuvre d’un plan ambitieux de défense et d’amélioration de nos écoles se fasse avec les syndicats et collectifs réunis au sein de notre inter-organisation. Depuis trop longtemps la voix des personnels et étudiant·es qui font les écoles d’art et leur écosystème au quotidien est négligée. »

etc

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